lundi, mai 01, 2017

Enfin : le spectacle d'escrime ancienne !

Après quelques visionnages de combats spectacles, les élèves ont perfectionné leurs techniques de parade et d'esquive (sauts, à plat ventre.... ).
Chaque groupe a pu présenter son spectacle devant les autres.
Cécile, enseignante



























En mars des anniversaires, de l'escrime et de l'anglais

un anniversaire, bien emmitouflés, avec le retour du froid.
 Quelques photos des entraînements d'escrime que je n'avais pas encore mises en ligne.



Parade, riposte, esquive. Bravo les sportifs.
 Sérieux les arbitres ! L'arbitrage à l'escrime demande une concentration intense. C'est plus facile avec les systèmes électriques...







 "En garde. Etes-vous prêts ? Allez." Sont les ritournelles de l'arbitre.


 Répétitions pour l'enregistrement des dialogues du dernier Flipibooc's, qui sera bientôt disponible sur le site de l'Académie.









Cécile, enseignante

Les journaux de classe d'avril









Livres en Mains SUITE

Dans le cadre du projet « Livres en Mains », les élèves de la classe de CE2CM1CM2 de l'école de Charancieu ont écrit des textes en s'inspirant d'un livre de l'auteur et ethnologue Jean-Yves LOUDE.
Les élèves ont lu des extraits de son livre « Princes des Fatras » qui raconte la volonté des habitants de Cité Soleil à Haïti après le tremblement de terre de 2010 pour survivre et mieux vivre.
Dans le livre, le tremblement de terre est appelé le goudougoudou. C'est un nom ridicule que lui donnent les Haïtiens pour dédramatiser le terrible événement.
Cette idée a plu aux élèves.
Les élèves ont listé leurs peurs. Chaque groupe a choisi une de ces peurs.
Chaque groupe a ensuite inventé un nom et l'histoire de ce nom.
Voici les textes.
Cécile, enseignante



Des peurs aux doux noms ridicules
Classe de CE2CM1CM2, école de Charancieu, mars 2017


le CRABAGNOUM
C’est une voix qui nous appelle, inconnue, qui nous inquiète mais qui nous attire.
C'est le client de Fabrice qui nous a raconté son histoire. Ça lui est arrivé à lui.
Il était dans son lit en pyjama. Il n'était qu'une jeune garçon de 12 ans à l'époque. Il commençait à rêver et il entendit des voix qui l'appelaient du miroir. Il se leva, s'observa dans le miroir et vit qu'il était bizare en lui.
Douze ans plus tard, alors âgé de 24 ans, au moment de se coucher, il entendit du bruit dans son lit. C'étaient des cafards. Il les enleva mais entendit une voix :  « Viens, viens, suis-moi ! » Il ouvrit la porte d'entrée, sortit de la maison et se mit à marcher sur le sentier qui passait devant chez lui et qui mène à Saint-Jacques de Compostelle. La nuit devenait de plus en plus noire à cause du brouillard. Il décida de faire demi-tour mais il se promit qu'un jour il ferait le chemin jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle pour savoir d'où venait cette voix.
Ainsi, en 2016, alors qu'il habitait à Lyon, il décida de faire le chemin. Il y est arrivé. Il a vu le tombeau de l'apôtre. Et là, il entendit la même voix que dans son enfance : « Ne pars pas. Aide-moi à sortir de l'enfer. » Il lui demanda de résoudre l'énigme suivante : tu dois créer une boule de feu. »
Il écrivit : «  ... » comme un Dingbat.
La voix disparut. Il avait délivré l'esprit.
Il rentra chez lui et décida de raconter son histoire dans un livre.
C'est là qu'on a entendu son histoire.
Carla, Enzo, Mathias, Maryse, Lou, Cécile (adulte)



le SPITAYA
C’est quand quelqu'un voit une araignée, il est tellement effrayé qu'il devient fou.
C'est Alexandre, le cousin d'Arthur qui habite à Saint-Pierre de la Réunion qui lui a raconté cette manie : Arthur a été étonné de voir sur le marché de Saint-Pierre autant de pitayas, délicieux fruits tropicaux rouges mélanges de kiwi et d'ananas, qu'il lui a demandé ce qui se passait.
Alexandre lui a expliqué que les Créoles avaient tellement peur des araignées qu'ils leur offraient des pitayas. Là-bas, si on regarde une toile d'araignée et qu'on voit sa tisseuse, alors on ne dispose que de 5 minutes et 20 secondes pour déposer un morceau de pitaya dans sa toile sinon on risqaue de devenir fou.
Mélisse, Arthur, Adrien, Maëlyne, Cécile (adulte)


un ACCIDOUDOU
Je suis un ethnologue. Lors de mon dernier voyage en Himalaya, j'ai rencontré 2 ados : Tanuk et Diwa. Ils m'ont parlé de leur vie avec leurs paroles. Ils employaient souvent le mot « accidoudou ». Je ne comprenais pas le sens de ce mot et j'ai demandé des explications.
C'est un mot qu'ils avaient inventé pour oublier la peur des accidents qui étaient arrivés dans leur village, et qui avaient tué ou blessé de nombreuses personnes de leur compagnie.
Dans les montagnes, il y a des tremblements de terre, les maisons peuvent s'écrouler, les pierres chutent des sommets. Les animaux sauvages et dangereux peuvent vous blesser. Il y aussi souvent des accidents de chasse ou de pêche.
Ce mot est plus amusant, plus doux et leur permet de se rassurer.
Maïlys, Abel, Dérine, Korantin, Marie-Christine (adulte)



le Gling-gling
Jean-Yves est allé au Brésil pour observer les serpents. Mais il sait qu'il en a très peur. Il traverse aussi une forêt pour rejoindre un village. Tout-à-coup, il tombe sur une famille de serpents. Il entend leurs sifflements terribles. Il est encerclé de serpents marron, verts et gris. Il est terrorisé de peur. Il grimpe à un arbre et saute de branche en branche et court vers le village.
Il raconte son aventure au village en disant : « Les gling-glings  ont voulu m'attaquer, les gling-glings, les glings-glings » et il n'arrive plus à raconter.
Depuis ce jour, quand on a peur des serpents au Brésil , on dit qu'on a le gling-gling.

Anthony, Margaux, Mathis, Lucas, Paulette (adulte)







le Manamana
Jean-Yves part au Canada en 1900. Il veut découvrir des chiens forts pour tirer les traîneaux. Il traverse des prairies, des lacs gelés, des forêts, il fait -20°C.
Dans son sac, il a un poulet chaud. Des chiens ont senti la viande. Une vingtaine de chiens arrive sur lui, ils attaquent. Jean-Yves lance des boules de neige et crie : « Manamana, manamana, il hurle et après et il le dit calmement et les chiens se couchent, il les caresse.
Il avait découvert comment amadouer les chiens de traîneaux.
Au Canada, le manamana est la façon d'amadouer les chiens dont on a peur.

Zélie, Lilia, Manoa, Nathan, Paulette (adulte)

le POUSSI-POUSSA
Avoir peur de grandir (vieillir) et de changer, avoir peur de l'avenir, de devenir adulte.

Pendant mon voyage à l'Ile Maurice, j'ai rencontré deux jeunes personnes, un frère et une sœur, Poussa et Poussi-Poussa. Je me suis étonné de ces surnoms et ils m'ont raconté leur histoire.
Poussi, la sœur aînée, vendait des glaces à l'ananas sur la plage de Knak, réservée aux touristes, pour aider sa famille à manger correctement. Poussa avait une peur bleue de grandir et de devoir servir lui aussi les touristes comme sa sœur. Son rêve était de devenir capitaine d'un bateau. Mais il avait peur de devoir travailler très jeune comme sa sœur aînée.
Il profitait le plus possible de sa jeunesse et de sa liberté.
Un jour, il s'est confié à sa sœur en lui expliquant sa peur. Elle lui répondit pour le réconforter : « Ta peur, nous allons la nommer Poussi-Poussa, le mélange de nos deux noms. »
Poussa est devenu guide touristique. Il promène les touristes sur son bateau. Sa sœur leur vend des glaces pendant la balade. Quand les petits touristes lui disent qu'ils veulent rester des enfants pour s'amuser plus longtemps, il leur répond : « Tu as Poussi-Poussa, ne t'en fais pas. Réalise tes rêves, tu grandiras heureux. »

Cléa, Eléa, Maëlle, Maëlys, Léa, Marie-Christine (adulte)


Ces créations ont donné lieu à des productions en arts plastiques, pour les mettre en valeur lors de l'exposition de Velanne du festival.




Quelques oeuvres et créations réalisées par les autres classes :












Rendez-vous en 2018 on l'espère. Pourquoi pas à Charancieu dans notre toute nouvelle et grande salle municipale ?
L'association a besoin de bénévoles. Si vous connaissez des gens intéressés par les livres et plus particulièrement par la littérature Jeunesse, n'hésitez pas à leur en parler. Le travail réalisé en français (lecture et production d'écrits) avec les élèves grâce à cette action est énorme et tellement bénéfique  que ça serait dommage que cela s'arrête.
Cécile, enseignante